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François le Grand

Présentation

 

François est né le 10 novembre 1668 à Paris. Sa renommée est telle qu'il sera surnommé Le Grand. Le 26 avril 1689, il épouse Marie-Anne Ansault, fille d'un marchand de vin, dont il aura 4 enfants, deux filles et deux garçons.

L'aînée des filles, Marie Madeleine, baptisée le 11 mars 1690, deviendra religieuse et organiste. La cadette, Marguerite Antoinette, née en 1705, restera célibataire et s'occupera de sa mère âgée, tout en étant claveciniste de la chambre de Louis XV.

Quant à ses fils, Nicolas Louis meurt en 1707 en bas âge et l'autre, François Laurent, n'aura que peu de relations avec ses parents.

 

 

SON PARCOURS

 

Lorsque son père Charles décède en 1679, sa mère confie son éducation musicale à Jacques Denis THOMALIN, alors organiste à la Chapelle Royale et ancien confrère du défunt époux.


Celui-ci remarque très tôt les prédispositions de François et les met en valeur. Dès cette époque, la place d'organiste de l'église St Gervais St Protais (que nous nommerons par commodité pour la suite du texte, St Gervais) lui est réservée par la direction de l'église, "à condition qu'il complète sa formation". François n'a alors que dix ans et n'accède réellement au poste d'organiste titulaire qu'à l'âge de 18 ans. Ceci ne l'empêche pas de jouer de son talent avant cet âge qui représente pour nous celui de la majorité. Un acte daté du 1er novembre 1685 nous informe que François a été payé dès cette date pour jouer à la Paroisse et qu'il n'avait que 17 ans. Il acquiert dès lors une telle notoriété qu'il assume en 1686 la partie musicale des funérailles de Le Tellier, père du ministre Louvois. 


En décembre 1693, le décès de celui qui a été son maître, Jacques Denis THOMALIN, alors organiste du Roi, va accélérer la carrière de François. Pour remplacer Thomalin, un concours est organisé par Louis XIV. Il entend jouer sept organistes et, le 26 décembre 1693, il nomme François COUPERIN organiste de la Chapelle Royale, reconnaissant ainsi l'un des plus expérimentés dans l'art de jouer de cet instrument.
L'année suivante, le roi lui confie la formation musicale des princes et princesses de la Maison Royale. Pour ce faire, François crée des séries de pièces pour clavecin ainsi que des motets vocaux qui sont encore joués de nos jours et qui assurent à tout jamais sa renommée.


En 1696, François est anobli d'une fort curieuse manière.


Les guerres de Louis XIV ayant coûté cher, le roi décide d'anoblir des personnes qui ont été reconnues pour leur mérite. Il leur en coûtera 20 livres. 
Six ans plus tard, le pape le fait Chevalier de l'ordre de Latran en récompense de l'attachement que porte François à l'Italie. Il utilisera dès ce jour ce titre comme signature sur plusieurs des pages de ses œuvres. Ses œuvres ne seront publiées qu'à partir de 1713. François met en avant que sa charge de travail, tant auprès du Roi qu'auprès de la Paroisse Saint Gervais, ont empêché une publication plus rapide. Quant à son traité le plus connu, "L'Art de toucher le clavecin", il ne sera publié dans sa version révisée et augmentée qu'en 1717.


Le roi l'avait une dernière fois distingué en lui attribuant une pension de 800 livres. A la mort de Louis XIV, la Cour se déplace de Versailles à Vincennes, et dès lors, on ne sait pas grand chose de l'activité de François ni de sa charge d'organiste de la chapelle royale. Tout au plus sait-on qu'il est payé pour celle-ci. Lorsque Louis XV revient à Versailles en 1722, François reprend ses fonctions d'organiste. Mais sa santé devient très fragile. Il décide de laisser à son cousin Nicolas sa charge d'organiste à St Gervais pour se consacrer à la Cour et à la publication de ses œuvres et de son troisième livre.


François meurt le 11 septembre 1733 à Paris, au même âge que Bach et avec la même discrétion. Il est inhumé en l'église Saint Joseph, qui dépend de la paroisse Saint Eustache.

 

SES OEUVRES

OEUVRES POUR ORGUE ( 1690 ) :

Messe à l'usage ordinaire des paroisses, -
Messe à l'usage propre aux couvents de religieux et religieuses.

OEUVRES POUR CLAVECIN

Publiées entre 1713 et 1730 . 233 pièces, groupées par tonalités en 27 ordres, le tout assemblé en quatre livres. Un des sommets du répertoire pour l'instrument.

MUSIQUE DE CHAMBRE

Sonates en trio, dans le style de Corelli - 
14 Concerts Royaux dont les dix derniers seront publiés sous le titre "Les Goûts réunis". - 
Grande Sonate "Apothéose de Lully" - 
Grande Sonate "Apothéose de Corelli" - 
4 Grandes Sonates suivies chacune d'une suite de danses françaises.

MUSIQUE VOCALE

- 6 Elévations, pour voix basse et basse continue - 
9 Leçons des ténèbres pour le Mercredi Saint, pour voix et basse continue; six n'ont pas été retrouvées (celles du Jeudi et du Vendredi) - 
De nombreux Motets pour voix et instruments,

OEUVRE THEORIQUE :

L'Art de toucher le clavecin.